
Magnifique les vents excellents de Capella de la Torre. Tiroler Tageszeitung
L’œuvre magistrale de Michael Praetorius est encore méconnue. Grand théoricien, pédagogue et témoin des pratiques musicales de son temps, il a fait œuvre d’encyclopédiste de la musique, à l’instar de Marin Mersenne en France dont il est le contemporain. Tous deux vont propager à la fois les idées musicales venues de la « nouvelle musique italienne » et les adapter à la culture locale. Mais à la différence de Marin Mersenne, M. Praetorius est un compilateur et un compositeur encore largement sous-estimé. Son œuvre souffre à la fois de
l’aspect didactique qu’il lui a donnée et de la lecture insuffisante des textes dans lesquels M Praetorius donne les clés d’exécution de sa musique que peu respectent (tant cela réclame de moyens). Elle souffre aussi de la diffusion, la plus souvent par des musiciens amateurs, de musiques simples destinées au temps de Noël notamment. L’aspect fonctionnel et les moyens que, souvent l’exécution de nombreuses compositions réclame sont un frein à une des restitutions fortes. Car c’est une musique de cérémonie, festive à la fois grave et joyeuse. L’ensemble Capella de la Torre, semblable aux ensembles professionnels de musiciens municipaux de l’Allemagne du nord présente les motets et les hymnes injustement connus du grand public à côté des compositions de Samuel Scheidt, contemporains de M. Praetorius.
Capella de la Torre avec 8 musiciens:
Soliste: Dominique Visse, alto
7 instrumentalistes:
Chalémies, cornet á bouquin, 2 saqueboutes, doulciane, orgue
Katharina Bäuml, direction artistique